J’utilise Claude Code et Codex tous les jours, et aucun des deux n’a totalement remplacé l’autre. Mais si je cumule mon temps depuis leur lancement, Claude Code représente encore plus de 75 % du total. C’est mon outil principal au quotidien parce que c’est l’outil le plus abouti, avec une chaîne d’outils plus large autour de lui. Codex est celui que je choisirais à l’instinct : il démarre plus vite et se fait davantage oublier. Ce qui détermine lequel j’ouvre un jour donné, en revanche, a moins à voir avec l’outil lui-même qu’avec le modèle sous-jacent qui traverse une bonne semaine.
Empreinte des ressources — ce que ressent réellement votre machine
Avant de toucher à une seule ligne de code, les deux outils donnent déjà une impression différente rien qu’en les voyant là. Le processus de Claude Code est visiblement plus lourd dans Activity Monitor, affichant régulièrement quelques centaines de Mo, tandis que Codex se contente de quelques dizaines de Mo. Taper claude dans le terminal signifie attendre quelques secondes avant que l’invite soit prête ; taper codex est presque instantané.
Pour le quantifier plutôt que de simplement le décrire, j’ai mesuré les deux CLI sur la même machine (un MacBook Air, M3, 24 Go de RAM, macOS 26.5.1), avec le même réseau. D’abord, une tâche triviale non interactive (une invite de réponse en une ligne, sans modification de fichier) exécutée l’une après l’autre sur les deux, en utilisant /usr/bin/time -l :
Métrique | Claude Code (v2.1.209) | Codex CLI (v0.144.3) |
|---|---|---|
Temps de la tâche sans interface graphique (3 exécutions, 1 a expiré sur Codex) | 5.24s / 5.89s / 6.29s | 5.17s / 7.73s (la 3e exécution a rencontré un délai d'attente réseau et a été ignorée) |
Mémoire de pointe pendant cette tâche | 404–418 MB | 95–99 MB |
Ensuite, j’ai lancé chacun d’eux de manière interactive et je les ai laissés simplement à l’invite, sans y toucher, pendant quelques secondes avant de vérifier leur mémoire résidente avec ps :
État | Claude Code | Codex |
|---|---|---|
Inactif à l’invite, aucune tâche en cours d’exécution | ~328 MB | ~63 MB |
Ce chiffre au repos est plus proche de ce que vous ressentez réellement lorsque les deux outils sont simplement ouverts dans un onglet de terminal en arrière-plan — et il correspond presque exactement à la distinction intuitive « centaines de Mo contre dizaines de Mo ».
Réserves pour que cela ne paraisse pas plus rigoureux que ça ne l’est : une seule machine, une seule session, pas une suite de benchmarks, et le processus Codex est passé par un fournisseur configuré localement plutôt que par une nouvelle installation par défaut. Le chronométrage de la tâche mesure un aller-retour complet en mode headless (démarrage du processus, appel au modèle, réponse, sortie) — ce n’est pas tout à fait la même chose que l’attente « combien de temps avant que l’invite interactive soit utilisable » que l’on ressent lorsqu’on tape claude et qu’on fixe le terminal. Les chiffres de mémoire sont la partie la plus fiable : les mesures de la tâche et de l’inactivité pointent dans la même direction, et cela concorde avec le fait que Claude Code conserve davantage d’état en cours de processus (acheminement des outils, hooks, contexte de session) que Codex, avant même que l’un ou l’autre ne commence à travailler.
Tarification : ce que je paie réellement
Ni l’un ni l’autre ne me facture par jeton à moins que je passe directement par l’API — les deux reposent sur les formules d’abonnement forfaitaires de leur société mère, et c’est cela qui détermine la marge dont je dispose avant d’être bridé.
Forfait | Prix | Ce que cela vous apporte |
|---|---|---|
Claude Pro | $20/mo | Accès à Claude Code, fenêtres d’utilisation standard de 5 heures |
Claude Max 5x | $100/mo | Utilisation 5x de Pro par session, limites de sortie plus élevées |
Claude Max 20x | $200/mo | Utilisation 20x de Pro, niveau grand public supérieur d’Anthropic |
ChatGPT Plus | $20/mo | Accès à Codex, utilisation plafonnée |
ChatGPT Pro | $200/mo | OpenAI décrit l’utilisation comme « pratiquement illimitée » pour Codex |
(À la date actuelle, selon la page tarifaire d'Anthropic et la page tarifaire de Codex d'OpenAI — je vérifierais les deux avant de m'engager, car les niveaux changent.) La différence que je ressens vraiment : OpenAI n'a pas de niveau intermédiaire à 100 $, donc une fois que j'aurais atteint le maximum de ChatGPT Plus, l'étape suivante passe directement à 200 $ ; Anthropic me donne une étape à 100 $ entre les deux. Quand j'appelle l'un ou l'autre modèle directement via l'API au lieu de l'abonnement intégré du CLI — en construisant mon propre agent plutôt qu'en utilisant l'outil packagé — cela est tarifé séparément. Pour ce cas d'utilisation, je passe par AIReiter plutôt que de payer le prix catalogue directement à Anthropic ou OpenAI ; ils revendent les mêmes modèles à prix réduit.
Pourquoi je change sans cesse d'un côté à l'autre
L’outil vers lequel je me tourne change davantage avec le modèle sous-jacent qu’avec l’outil lui-même. Lorsque le GPT-5.5 d’OpenAI est sorti, il était nettement plus performant que Claude pendant un certain temps, et j’ai déplacé la majeure partie de mon travail quotidien vers Codex pendant cette période. Cet avantage n’a pas duré — la qualité de GPT a de nouveau baissé quelques semaines plus tard, et je suis revenu à Claude Code comme solution par défaut. Claude connaît aussi ses propres variations de qualité, mais elles ont été plus modestes et moins perturbatrices que ce que j’ai observé avec GPT sur la même période.
Choisir « Codex vs Claude Code » revient en partie à choisir le modèle de pointe qui semble momentanément le plus performant cette semaine. Évaluer uniquement le shell CLI — l’interface, le sandbox, l’écosystème — passe à côté de la variable qui fait réellement basculer les gens de l’un à l’autre. Cela correspond aussi à la distinction plus souvent évoquée entre les deux outils : Codex privilégie une approche en mode mains libres (donnez-lui une tâche, laissez-le faire, puis examinez le diff plus tard), tandis que Claude Code privilégie une approche plus interactive (échanges plus rapides, davantage d’étapes où il attend votre intervention).
Écart de maturité des fonctionnalités — le retour en arrière manquant
La maturité de l’outil est là où Claude Code garde encore une avance nette sur ce que j’obtiens avec Codex, et l’exemple le plus clair pour moi est une fonctionnalité précise, peu glamour : revenir à une version antérieure du code en cours de session. Claude Code prend cela en charge nativement — je peux revenir à un point de contrôle précédent lorsqu’une modification tourne mal. Codex ne le fait toujours pas, et il est disponible depuis assez longtemps pour que je n’achète plus l’excuse « tout juste lancé, laissez-lui le temps ». Itérer rapidement et laisser parfois l’agent aller trop loin, c’est exactement mon flux de travail ; c’est donc une fonctionnalité dont je remarque l’absence la plupart des semaines, pas un cas limite.
L’écosystème plus large de Claude Code suit pour moi le même schéma : les sous-agents, les hooks et le système Agent Skills (une norme qu’Anthropic a introduite en premier, puis que Codex a adoptée) lui donnent davantage de surface pour construire des workflows par-dessus. Les outils équivalents de Codex existent, mais me semblent moins fournis dans mon usage quotidien, et sa surface CLI/IDE/cloud/app est plus fragmentée dans sa dénomination, même si OpenAI l’a déployée dans davantage d’endroits.
Sandbox et la question de la confiance
Les deux outils me protègent différemment contre mes propres erreurs. Codex impose l’isolation au niveau du système d’exploitation — Seatbelt sur macOS, Landlock sur Linux, un bac à sable Windows — de sorte qu’une commande shell qui s’emballe soit contenue par le noyau, et non par le jugement de l’agent lui-même. Le modèle de sécurité de Claude Code vit au niveau de l’application, grâce à un système de hooks que je peux configurer pour autoriser ou bloquer des actions avant leur exécution. Aucune des deux approches n’est, sur le papier, intrinsèquement plus sûre ; ce sont des modes de défaillance différents, et le fait que Codex soit open source signifie que je peux réellement lire comment son bac à sable est implémenté plutôt que de le croire sur parole.
La confiance est aussi là où Claude Code a vraiment été fragilisé cette année, et c’est la seule chose qui me fait hésiter à rester fidèle au closed-source. En juillet 2026, la base de données nationale des vulnérabilités de la Chine a averti publiquement les développeurs d’abandonner les versions récentes de Claude Code en raison d’un mécanisme caché dans les versions 2.1.91 à 2.1.196 qui vérifiait le fuseau horaire d’un appareil et si le trafic était acheminé via un point de terminaison API non officiel, puis signalait la requête en conséquence. Anthropic a confirmé l’existence du mécanisme, le décrivant comme une expérience anti-distillation plutôt que comme une backdoor, et l’a supprimé dans la version 2.1.198. Je ne vais pas rouvrir tout l’incident ici, mais pour moi c’est un vrai point contre un outil closed-source : je ne peux pas vérifier ce que je ne peux pas lire, et le fait que Codex soit open source signifie que ce mode d’échec précis ne s’applique pas à lui de la même manière.
Alors, lequel devriez-vous réellement utiliser
Si votre quotidien ressemble au mien — itérations rapides sur des tâches petites à moyennes, besoin d’une boîte à outils riche autour de vous (sous-agents, hooks, skills, modifications rapides que vous pouvez examiner et annuler au fur et à mesure) — Claude Code est le choix quotidien le plus sûr par défaut. Si vous confiez une tâche importante et bien définie que vous pouvez laisser s’exécuter sans surveillance, ou si vous voulez un agent open source que vous pouvez auditer et exécuter dans un sandbox verrouillé, Codex est un premier choix légitime, et c’est celui qui, à mon avis, sollicite moins ma machine pendant son exécution.
Je ne me limite pas complètement à l’un des deux, et la plupart des utilisateurs intensifs que je connais non plus. Par défaut, j’utilise l’outil dont le modèle sous-jacent offre actuellement les meilleures performances, et je garde l’autre installé pour les tâches où ses atouts spécifiques — l’isolation et l’empreinte en ressources de Codex, l’écosystème de Claude Code et la prise en charge du rewind — comptent réellement pour cette tâche.
FAQ
Codex est-il meilleur que Claude Code ?
Aucun ne l’emporte nettement. Codex est moins gourmand en ressources et mieux adapté aux tâches longues et autonomes ; Claude Code dispose d’un écosystème plus mature, d’un retour en arrière en cours de session et d’une offre intermédiaire à moindre coût. Celui qui performe le mieux une semaine donnée dépend souvent davantage de l’état actuel du modèle sous-jacent que de l’outil lui-même.
Claude Code ou Codex est-il gratuit ?
Non — les deux nécessitent un abonnement payant pour une utilisation quotidienne sérieuse. Claude Code a besoin de Claude Pro (20 $/mois) ou d’un niveau supérieur ; Codex a besoin de ChatGPT Plus (20 $/mois) ou d’un niveau supérieur. Une utilisation légère et occasionnelle peut entrer dans les limites d’essai de l’offre gratuite, mais aucun des deux ne permet un codage agentique quotidien gratuitement.
Puis-je utiliser les deux dans le même projet ?
Oui, et c'est un schéma courant chez les utilisateurs intensifs : utiliser un outil pour la majeure partie du travail et laisser l'autre faire une deuxième passe — un regard neuf repère des angles morts que le modèle du premier outil ne signalera pas dans sa propre sortie. Gardez un journal partagé concis de ce qui a changé et pourquoi, afin que le deuxième outil n'ait pas à deviner le contexte.
Conclusion
Les deux sont des outils quotidiens performants avec des points faibles différents : Codex est plus léger et plus rapide à démarrer, mais ne peut toujours pas rembobiner l’historique en cours de session ; Claude Code est plus lourd pour votre machine, mais dispose d’une chaîne d’outils plus riche, et son palier intermédiaire à 100 $ offre aux gros utilisateurs un échelon qu’OpenAI ne propose pas. Ma propre répartition du temps depuis le lancement des deux reste supérieure à 75 % pour Claude Code, et cela relève moins d’un verdict sur Codex que d’un constat de l’importance de l’écart d’écosystème pour mon flux de travail réel. Celui que vous devriez ouvrir aujourd’hui dépend moins de la feuille de route de l’un ou l’autre outil que du modèle qui se trouve derrière et qui donne actuellement le meilleur de lui-même.
